"faire le premier pas" {make the first step} [den ersten Schritt machen] (Hacer el primer paso)


      IMAGES – Pictures – Bilder - Imágenes

        



      TEXTES - Texts - Texte - Textos

Petite cérémonie
Faire le premier pas

Pour toutes sortes de ponts et passerelles
Rendez-vous permanent

Trace
Crédible,
Effraction

Du vent.
Strapontin
Le récit.

Le précis
Mouvement
Qui lie

l'homme à l'homme, à la femme, à l'homme. La position des bras,
unique étendue limitrophe du désiquilibre, c'est-à-dire, deux pays
disjoints par leurs collines, et leurs armées périlleuses, la passion
crédible de loin, une distance de respiration et d'haleine, les poils
des bras frémissent aux yeux fermés, et c'est une chambre à
coucher cache-cache, un imposant miroir pour la buée, mais les
mots périssent dans le désordre avant la fin des gestes.

Paravents
Diaphanes.
Périmètres

Envergures
D'émotion
De l'aine
A l'avant-bras.
Toise
du Menton

à la nuque. Et la distance des membres est parfaite pour mesurer
la propension du corps à appréhender la section de l'escalier, de la
porte, du muret, et du pas, immense à atteindre la cime du cratère,
même si les laves sont brûlantes au pied et que la vue touche le ciel
plutôt que les scories. Alors Anna fixe l'oeil du partenaire abstrait.
Anna l'effleure de son doigt, son doigt inversé. Et dans la position
du lutteur qui culbute un meuble, elle s'effondre infiniment dans le
miroir percé.


élisabeth errigal pour dimossios ergasia in Petites cérémonies mai 2004 DUNGLOW Irlande                        



&

Inventaire
aux danses

faire le premier pas

Sauf l'air, rien ne bouge. La peau se rétrécit à la déraison. Même le sang fige les os. C'est la totale sépulture du mouvement. Le coeur est si dense qu'on dirait un canal d'hégémonie. Parlons des lèvres pour le serment. La tête à peine inclinée indique le Nord pour le palimpseste des glissades. C'est une paralysie impertinente, cette impuissance du mouvement. La posture est latente qui structure le paradis des gestes. Mais les sons s'émancipent à la lueur des soupirs. Ca y est on entame la marche si l'esplanade est déserte. Mieux vaut un spectateur malhabile qui butte et qui flanche, et qui flanche. La terreur du flâneur est une terreur divine. Si l'érection est absente, le couple quitte le lit, et c'est pour cela que la poésie entame fort le mouvement. Alors, la respiration périclite et advient la danse.


bourrée
shimmy
valse
tambourin
pastourelle
cake-walk
branle
fox-trot
cancan
paso doble
zapateado
gaillarde
blues
de Saint Guy
gavotte
passacaille
java
samba
chacone
gigue
loure
swing
tango
séguedille
passe-pied
chahut
jota
carmagnole
mazurka
scottish
rumba
slow
courante
fandango
quadrille
chahut
biguine
be-bop
jerk
redowa
menuet
mambo
rigaudon
chaîne
charleston
rock
ronde
cotillon
polka
twist
one-step
galop
marche
contredanse



L'aspect du terrain : pentes, polygones de pierres, routes et bitumes, parvis rugueux, parquets encaustiqués des salles banales, oblitère l'amplitude méthodique des gestes. On peut atteindre la mystique létale des sanctuaires. Une déesse aux bras orthogonaux tétanise les petits acolytes. Ses yeux de demi-lune couvent les yeux de Yazilikaya. Ou alors on tape du pied sur les tissus, on fait tourner le rasoir des robes en entaillant la joue des garçons. Les jeunes filles comme nues miment le défilé nuptial sous leur mascara assoiffé de communiante. Ailleurs, ce sont des efforts minimes : L'index de la caissière affale la trajectoire, la démarche du vieillard saisit le répertoire des morts et le défi permanent de la vague native reprend, c'est sûr, l'antepenultième saut de la danseuse en péril.



christine orizzonti pour dimossios ergasia in Inventaire mai 2004 KILKEE Irlande                        



&

Dans le fleuve, faire le premier pas

Elsa loupe le plongeon,
Lisse la vaguelette
Emma la fatale
Arase de ses fesses
La tablette lisse de l'eau.
Frédéric prude
Aficionado panse
La plaie du soleil dardant.
qui d'eux dit le mot ?
Elsa s'enfoncre dans la vague
Subsiste l'abstrait cul
Barré de sa frénésie
Instables poils au vent palmier
Clématite Priscilla.
Emma la fatale s'affale
A genou dans l'eau basse
Gire la main à l'envi
Pour l'invite au vit
Périlleuse posture des femmes
A se faire foutre girantes ainsi.
Aléoutiennes méandres
Ni lit mais les berges
De sableuse virginité masculine
Ni martin-pêcheur.
Mais Frédéric le fait, le pas
Et s'engage en bouche
Tarie de parole
Mais d'eau point.



anna magdalena compleano pour dimossios ergasia in Fig leaf mai 2004 BOYLE Irlande                        



&

Faire le premier pas

[inspiration]* apnée * Homme d'amour, oui.
[inspiration]* apnée * Occupe la peau, le délit.
[inspiration]* apnée * Brûle la sentinelle qui nuit.
[inspiration]* apnée * Brise le domaine d'autrui.

[inspiration]* apnée * La sentinelle, tu la réduis,
[inspiration]* apnée * Et l'espace tu le franchis.
[inspiration]* apnée * A force d'écarts et de bris
[inspiration]* apnée * Tu approches celui

[inspiration]* apnée * Que depuis toujours tu poursuis
[inspiration]* apnée * Pose ton ongle et écris
[inspiration]* apnée * Sept mots, sept cris.
[inspiration]* apnée * Puis annonce le récit.

[inspiration]* apnée * Fais le compte de l'ennemi :
[inspiration]* apnée * Et pour bâtir un ardent abri,
[inspiration]* apnée * Sur la peau définis
[inspiration]* apnée * La surface du délit.



omar ibn el hadjadj pour dimossios ergasia in Apnée mai 2004 LISDOONVARNA Irlande                        



&?

Questions pour le rite des petits riens: faire le premier pas

&    De quel amour ténébreux es-tu l'éclatant
       personnage, Iphigénie, pour la simple
       traversée des rives ?

&    Es-tu si immortel, que le temps importe
       peu pour un avenir amoureux ?

&    Compulseras-tu tous les livres de cette
       bibliothèquepour t'armer de colère
       devant l'hésitation ?

&    Comment te préparer à verser le sang
       pour faire couler l'encre ?
&    Abattu , terrifié, oseras-tu déclarer ta part
      de faiblesse ?

&    Et le complot d'amour existe-t-il ainsi
      pour dresser des textes et des versets
      tels des filets du tendre sur la passerelle
      du désir ?

&    L'as-tu pratiqué, le clin d'oeil du matador ?

&    C'est le soir du soleil couchant, au bord
      de l'Océan, treize cigales froufroutent
      de leurs habits roses tendres au frisquet
      de juillet, sens-tu l'excessive vitalité du
       baiser américain, lèvres de gelée, yeux
       bleus de Mariahimmelfahrt sur l'écran
       de ces années-là ?

&    Puis-je t'amouracher ?

&    De biais, je m'éteins, de face, je t'étreins ?

&    Mais comment t'entreprendre, ma
       pathétique Lolita, des doigts, des yeux,
       des mots ?

&    C'est le sec et l'humide, le triste, le gai,
       est-ce l'effrayant, le sauvage, le raison-
       able, le calculé du premier abord ?

&    Quel est ton nom et celui de ta mère ?

&    Préfères-tu attendre la fin du temps qui
       passe

&    Quand tu marches toute droite, ton corps
       s'imprime aux arbres, comment te le dire ?

&?



marcus dive pour dimossios ergasia in Questions pour le rite des petits riens mai 2004 GALWAY Irlande                        





      LECTURES PERFORMANCES - Reading performances - Lesung performances – Lecturas performances



     



      COLLECTION - Collection - Sammlung - Colección

     



     





      ACTUALITE – News – Aktuell - Actualidad



      EDITION - Publishing - Ausgabe - Edición



      EXPOSITION – Exhibitions - Austellungen - Exposiciones

"Voir de ses propres yeux" Pas d’exposition en cours & No exhibition